Rase ton menton quand la barbe de ton fils est poussée.
Le besoin développe l'esprit.
Le temps sera le maître de celui qui n'a pas de maître.
Tel construit un minaret, qui détruit une ville.
Quand le chat et la souris vivent en bonne intelligence,
Les provisions en souffrent.
Si le jour sert à voir,
Il sert aussi à être vu.
Le savant conçoit l'ignorance parce qu'il en a tâté,
Mais l'ignorant n'a pas été savant. Dans le Bilédulgérid (pays des dattes)
On nourrit les ânes avec des dattes.
L'esprit se trompe une fois, et réussit une autre fois.
Celui qui dit du mal des autres,
Médit de toi devant les autres.
Qui cache son secret, obtient ce qu'il désire.
Le chirurgien s'instruit aux dépends de l'orphelin.
Tout chien aboie sur sa porte,
Tout lion se carre dans sa forêt.
Celui qui monte le char de l'espérance,
Y a souvent pour compagnon la pauvreté.
Les grandes choses dérivent souvent des petites.
Méfie-toi de celui que tu ne connais point.
Il est plus facile de détourner le méchant de son amour pour le mal,
Que de distraire de son chagrin l'homme triste.
Celui qui désire exceller dans la sagesse,
Ne doit pas se laisser gouverner par les femmes.
Si tu rencontres un puissant perché sur un âne, dis lui:
"Oh! Monseigneur, sur quel beau cheval vous voilà!...
" Ne laisse pas ta langue te couper ta gorge.
Menacer le brave de la mort,
C'est menacer le canard de la rivière.
Qui tue le lion, en mange,
Qui ne le tue pas, en est mangé.
Une nuit d'anarchie,
Est pire que des années de tyrannie.
La providence ne permet guère qu'un méchant homme sorte de la vie sans avoir ajouté à ses crimes celui de l'ingratitude.
Si tu dis que le lion est un âne,
Va lui mettre un licou
(se dit pour les fanfarons).
Le sage dans son pays natal est comme l'or dans la mine
(Nul n'est prophète en son pays).